Je me suis cogné la tête, et maintenant ?
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Traumatisme crânien
Je me suis cogné la tête, et maintenant ?
Aux urgences, je vois des traumatismes crâniens presque tous les jours.
Une chute dans les escaliers. Un coin de meuble. Un accident de vélo. Une porte de coffre. Un choc pendant un match. Une chute dans la salle de bain. Parfois une plaie qui saigne beaucoup. Parfois une énorme bosse.
Et il y a une phrase que j’entends régulièrement :
« Regardez la taille de la bosse ! »
Je comprends parfaitement pourquoi elle inquiète. Elle est là, visible, et son volume peut facilement être impressionnant.
Le cuir chevelu est très vascularisé. Après un choc, du sang et du liquide peuvent rapidement s’accumuler dans les tissus sous la peau et former un gros gonflement. Une petite plaie du cuir chevelu peut également saigner énormément et donner l’impression que la situation est catastrophique.
Mais quand quelqu’un se cogne la tête, la taille de la bosse n’est pas forcément ce qui m’intéresse le plus.
Souvent, j’explique aux patients que ce qui nous préoccupe surtout, c’est ce qu’on ne voit pas.
Le cerveau.
Un hématome sous la peau se traite généralement avec du froid et du temps. Un hématome sous-dural, une contusion cérébrale ou une autre hémorragie intracrânienne, c’est une tout autre histoire.
Après un choc à la tête, pensons un peu moins à ce qui se passe sur le crâne…
…et beaucoup plus à ce qui pourrait se passer dedans.
À qui s’adresse cet article ?
Cet article complète surtout un résultat rassurant de Bof ou Bobo ? ou les recommandations reçues après une consultation médicale pour un traumatisme crânien léger.
Il s’adresse principalement aux adolescents et aux adultes en bonne santé.
Il n’est pas adapté pour gérer seul la situation :
- d’un jeune enfant ;
- d’une personne âgée fragile ;
- d’une personne intoxiquée par l’alcool ou des drogues ;
- d’une personne présentant un trouble de la coagulation ;
- d’une personne prenant un traitement anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire ;
- d’une personne atteinte d’une maladie neurologique importante.
Dans ces situations, le seuil pour demander un avis médical doit être beaucoup plus bas.
Et si un médecin t’a déjà examiné, ses recommandations passent avant cet article.
La première chose à regarder n’est pas la bosse
Après un choc à la tête, le mécanisme compte.
Tomber de sa propre hauteur et se cogner légèrement contre un meuble n’est pas la même chose qu’être projeté d’un vélo, tomber de plusieurs mètres ou subir un accident de voiture à grande vitesse.
La violence du choc, la hauteur de la chute, la vitesse, la présence d’un autre traumatisme et ce qui s’est passé immédiatement après l’impact font partie de l’histoire.
Mais il y a quelque chose d’encore plus important :
comment fonctionne la personne après le choc ?
- Est-elle consciente ?
- Parle-t-elle normalement ?
- Se souvient-elle de ce qui s’est passé ?
- Marche-t-elle normalement ?
- A-t-elle vomi ?
- A-t-elle un comportement inhabituel ?
- A-t-elle perdu de la force ou de la sensibilité ?
Aux urgences, une bosse énorme accompagnée d’un examen neurologique parfaitement normal peut être beaucoup plus rassurante qu’une tête extérieurement impeccable accompagnée de confusion ou de faiblesse d’un bras.
La peau est visible.
Le cerveau ne l’est pas.
Traumatisme crânien léger et commotion : est-ce la même chose ?
Les deux expressions sont souvent utilisées comme des synonymes, mais elles ne recouvrent pas toujours exactement la même chose.
Un traumatisme crânien désigne une blessure provoquée par un choc à la tête. Il peut être léger, modéré ou grave.
Une commotion cérébrale est un type de traumatisme crânien léger qui perturbe temporairement le fonctionnement du cerveau. Elle ne provoque pas nécessairement une lésion visible au scanner. En gros, ton cerveau a été secoué.
On peut donc avoir une plaie ou une bosse sans commotion.
Et on peut avoir une commotion sans plaie, sans bosse impressionnante et sans perte de connaissance.
« Je ne me suis pas évanoui, donc je n’ai rien »
C’est probablement l’un des mythes les plus fréquents.
Une commotion cérébrale ne nécessite pas forcément une perte de connaissance.
Tu peux te cogner la tête, rester conscient du début à la fin et malgré tout avoir subi une commotion.
Les symptômes possibles sont très variables :
- mal de tête ;
- vertiges ;
- nausées ;
- difficultés de concentration ;
- sensation d’être ralenti ;
- impression de brouillard ;
- fatigue inhabituelle ;
- sensibilité au bruit ou à la lumière ;
- troubles de l’équilibre ;
- irritabilité ;
- troubles du sommeil ;
- problèmes de mémoire.
Certains symptômes apparaissent immédiatement. D’autres peuvent n’être remarqués que quelques heures plus tard, voire dans les jours qui suivent.
« Je n’ai pas perdu connaissance » est une information utile.
Mais ce n’est pas un certificat attestant que ton cerveau n’a rien subi.
La mémoire compte beaucoup
Après un choc à la tête, une question importante est souvent :
« Tu te souviens de tout ? »
Ne pas se souvenir du choc, des minutes qui l’ont précédé ou de ce qui s’est passé juste après peut être un signe de traumatisme crânien.
Même chose pour quelqu’un qui répète constamment les mêmes questions :
« Qu’est-ce qui s’est passé ? »
« Où sommes-nous ? »
« Pourquoi je suis ici ? »
Puis, deux minutes plus tard :
« Qu’est-ce qui s’est passé ? »
La personne ne fait pas exprès.
Son cerveau n’enregistre peut-être pas correctement les nouvelles informations.
Une confusion, une désorientation, une amnésie ou un comportement inhabituel après un choc à la tête méritent une évaluation médicale.
Les signes qui ne doivent pas attendre
Après un traumatisme crânien, certains symptômes nécessitent une évaluation ou une réévaluation urgente.
Appelle les secours ou rends-toi rapidement aux urgences si apparaissent :
- une perte de connaissance ou une diminution de l’état de conscience ;
- une difficulté inhabituelle à rester éveillé ou à être réveillé ;
- une confusion croissante ;
- un comportement inhabituel, une agitation ou une désorientation ;
- des vomissements répétés ;
- un mal de tête qui augmente, ne disparaît pas ou devient très intense ;
- une convulsion ;
- une faiblesse d’un bras ou d’une jambe ;
- un engourdissement ou une perte de sensibilité ;
- une difficulté à parler ou une parole inhabituelle ;
- une difficulté à marcher, à tenir debout ou à coordonner les mouvements ;
- une vision double ou un autre trouble visuel important ;
- une pupille nettement plus grande que l’autre ;
- du sang provenant de l’intérieur d’une oreille ;
- un liquide clair qui coule du nez ou d’une oreille après le traumatisme ;
- un bleu derrière l’oreille ou autour des yeux sans choc direct correspondant ;
- une déformation ou un enfoncement du crâne ;
- une détérioration générale de l’état de la personne.
Et si quelque chose te semble franchement anormal, même si tu ne trouves pas exactement le symptôme dans cette liste, demande un avis.
Une liste ne remplace pas ton bon sens.
Les premières 24 heures : la surveillance compte vraiment
C’est l’une des consignes que je donne le plus souvent aux urgences.
Quelqu’un a subi un traumatisme crânien léger. L’examen est rassurant. Parfois un scanner a été réalisé et il est normal. Parfois il n’était même pas indiqué.
La personne peut rentrer chez elle.
Bonne nouvelle.
Mais la consigne n’est pas :
« Tout est normal, on oublie tout. »
C’est plutôt :
« Tout est rassurant maintenant. Surveille l’évolution. »
Les recommandations du NICE prévoient qu’un adulte responsable reste avec la personne pendant les 24 premières heures après un traumatisme crânien ayant permis un retour à domicile.
Pourquoi ?
Parce que certaines complications peuvent se manifester avec un certain retard. Elles sont rares chez une personne correctement évaluée et jugée à faible risque, mais elles ne sont pas impossibles.
La première journée est donc particulièrement importante.
La personne qui reste avec toi n’a pas besoin d’être infirmière, neurologue ou de connaître le Glasgow Coma Scale. Elle doit simplement être capable de remarquer :
- « Il n’est plus comme tout à l’heure. »
- « Elle est beaucoup plus confuse. »
- « Je n’arrive pas à la réveiller normalement. »
- « Il commence à vomir. »
- « Son mal de tête devient beaucoup plus fort. »
- « Elle marche bizarrement. »
C’est ça, la surveillance.
Pas passer la nuit avec une lampe de poche à vérifier tes pupilles toutes les sept minutes.
Et après 24 heures ?
Le chiffre de 24 heures ne représente pas une frontière magique.
On ne passe pas de :
23 h 59 : danger potentiel
à :
24 h 01 : invincible.
Les symptômes d’une commotion peuvent apparaître ou devenir plus évidents plusieurs heures ou même plusieurs jours après le choc.
La surveillance rapprochée concerne surtout la première journée, mais reste attentif à ton évolution ensuite.
Si un signe d’alarme apparaît après 24 ou 48 heures, il reste un signe d’alarme.
Le cerveau ne consulte pas l’horloge avant de développer un symptôme.
« Mais je peux dormir ? »
Oui.
Cette question revient énormément.
Il existe encore cette idée selon laquelle, après s’être cogné la tête, il faut absolument rester éveillé toute la nuit ou être réveillé toutes les deux heures.
Ce n’est pas une règle générale.
Si ta situation a été correctement évaluée, que ton état est rassurant et qu’on t’a autorisé à rentrer chez toi, tu peux dormir si tu es fatigué.
Le sommeil ne provoque pas une hémorragie cérébrale.
Ce qui nous inquiète, c’est une somnolence anormale ou une personne qu’on n’arrive pas à réveiller normalement.
C’est très différent.
Une personne qui se couche à 23 heures parce qu’elle est fatiguée et se réveille normalement n’a rien d’étrange.
Une personne qui, à 16 heures, devient progressivement impossible à maintenir éveillée, répond de moins en moins et qu’on peine à réveiller mérite une évaluation urgente.
Si le médecin qui t’a examiné t’a demandé une surveillance particulière pendant la nuit, suis évidemment ses consignes.
Mais sinon, non : tu n’as pas besoin de passer la nuit à lutter contre la nature parce que tu as une bosse sur le front.
Dors.
Ton cerveau a probablement davantage besoin de sommeil que de trois cafés.
Et cette énorme bosse ?
Revenons à elle.
Le cuir chevelu possède beaucoup de vaisseaux sanguins. Un choc peut donc rapidement provoquer un gonflement ou un hématome impressionnant. Une coupure peut également saigner beaucoup.
C’est souvent ce qui pousse les gens à consulter, et c’est compréhensible : quand quelqu’un a littéralement un œuf sur la tête, difficile de faire comme si de rien n’était.
Mais la taille de la bosse, à elle seule, ne permet pas de déterminer s’il existe une lésion cérébrale.
Après une évaluation rassurante, tu peux généralement appliquer du froid enveloppé dans un tissu pendant de courtes périodes pour réduire la douleur et le gonflement.
Pas de glace directement sur la peau.
Et ne masse pas énergiquement l’hématome dans l’espoir de le faire disparaître. Ton corps sait déjà qu’il doit s’en occuper.
La bosse va souvent changer de couleur, diminuer progressivement et finir par disparaître.
Mais encore une fois : pendant que tu regardes la bosse, surveille surtout la personne qui se trouve dessous.
Et le mal de tête ?
Un mal de tête léger après un traumatisme crânien peut être attendu.
Le paracétamol est souvent utilisé pour le soulager lorsqu’il n’y a pas de contre-indication.
Concernant l’ibuprofène, l’aspirine ou d’autres anti-inflammatoires, les recommandations peuvent varier selon la situation et les consignes locales. Après un traumatisme crânien, je préfère donc une règle simple :
si tu as été examiné, prends ce que le professionnel t’a recommandé.
Si tu ne l’as pas été et que tu as un doute sur ce que tu peux prendre, demande à ton médecin ou à ton pharmacien.
Et surtout, ne te contente pas de masquer avec des antidouleurs un mal de tête qui devient progressivement plus intense.
Un mal de tête léger qui s’améliore est une chose.
Un mal de tête qui monte en puissance en est une autre.
Repos oui. Bunker dans le noir, non.
Pendant longtemps, le conseil après une commotion ressemblait parfois à ceci :
« Allonge-toi dans une chambre noire. Pas de télévision. Pas de téléphone. Pas de lecture. Pas d’activité. Attends que tout disparaisse. »
Les recommandations actuelles sont plus nuancées.
Pendant les premières 24 à 48 heures, privilégie un repos relatif : ralentis, évite les efforts importants et ne fais rien qui risque de provoquer un nouveau choc à la tête.
Mais repos relatif ne signifie pas immobilité totale.
Les activités calmes de la vie quotidienne et une courte marche peuvent être possibles si elles ne provoquent pas une aggravation importante ou prolongée des symptômes.
Ensuite, la reprise des activités doit être progressive.
La règle pratique est :
écoute ton cerveau.
Si une activité augmente nettement ton mal de tête, tes vertiges, ta fatigue ou ton brouillard mental, réduis-la, repose-toi et réessaie plus progressivement.
Même logique pour les écrans.
Téléphone, ordinateur, télévision et jeux vidéo ne sont pas des poisons spécifiques pour les commotions cérébrales. Mais ils peuvent aggraver les symptômes chez certaines personnes, notamment pendant les premières 48 heures.
Donc si ton téléphone te donne l’impression que ton cerveau vient de participer à un festival de techno :
pose-le.
Pas besoin pour autant de vivre trois jours dans une cave sans lumière et sans interaction humaine.
Travail, études, conduite et sport
Le retour à la vie normale doit être progressif et adapté à tes symptômes.
Pour le travail ou les études, suis d’abord les recommandations du médecin qui t’a évalué. Si tu as encore des difficultés à te concentrer, des vertiges, une fatigue importante ou des maux de tête, une adaptation temporaire peut être nécessaire.
Évite de conduire le jour du traumatisme. Une commotion peut ralentir les réactions, altérer l’attention et perturber l’équilibre. Ne reprends pas la conduite tant que tu présentes des symptômes susceptibles de la rendre dangereuse.
En cas de doute, demande l’avis de ton médecin traitant.
Et pour le sport, la règle est particulièrement importante :
si une commotion est suspectée, on ne retourne pas jouer le même jour.
Le cerveau vient déjà de prendre un choc.
Ce n’est pas le moment de lui en offrir un deuxième.
Le retour au sport doit se faire progressivement, en suivant les recommandations reçues. Les étapes comportant un risque de contact, de collision ou de chute nécessitent l’autorisation d’un professionnel de santé.
Pas d’alcool pour fêter ta bosse
Après un traumatisme crânien ou une commotion, évite l’alcool et les drogues récréatives pendant la récupération.
L’alcool peut augmenter les vertiges, perturber l’équilibre, ralentir les réactions et compliquer l’évaluation de ton état neurologique.
Même problème avec certains sédatifs ou somnifères : ils peuvent te rendre somnolent et rendre beaucoup plus difficile la distinction entre :
« Il dort profondément »
et :
« Son état neurologique se dégrade. »
Ne prends donc pas de somnifères, de tranquillisants ou d’autres médicaments sédatifs après un traumatisme crânien sans avis médical.
Ce n’est pas la soirée idéale pour tester si trois bières améliorent une commotion.
Alerte spoiler : non.
Les jours suivants : la commotion peut se faire sentir
Après une commotion cérébrale, certains symptômes peuvent persister pendant plusieurs jours ou quelques semaines.
Tu peux notamment ressentir :
- des maux de tête ;
- des vertiges ;
- une fatigue inhabituelle ;
- des nausées ;
- une difficulté à te concentrer ;
- des problèmes de mémoire ;
- une sensation d’être ralenti ou « dans le brouillard » ;
- une sensibilité accrue à la lumière ou au bruit ;
- des troubles du sommeil ;
- de l’irritabilité ;
- une plus grande émotivité.
Chez la plupart des personnes, ces symptômes s’améliorent progressivement.
Ce qui compte, encore une fois, c’est la tendance.
Si tu progresses semaine après semaine, c’est rassurant.
Si tes symptômes ne s’améliorent pas après deux à trois semaines, s’ils s’aggravent lorsque tu reprends tes activités ou s’ils deviennent difficiles à gérer, parle-en à ton médecin traitant.
Le message ByeBobo
Après un choc à la tête, l’essentiel n’est pas seulement de regarder l’endroit où tu t’es cogné.
C’est surtout de surveiller comment tu vas.
Un examen rassurant, un résultat rassurant de Bof ou Bobo ? ou même un scanner normal sont de bonnes nouvelles. Mais après un traumatisme crânien léger, ton état peut évoluer dans les heures qui suivent.
C’est pour cela que les premières 24 heures comptent autant.
Surveille surtout l’apparition d’un mal de tête qui augmente, de vomissements répétés, d’une confusion, d’une somnolence inhabituelle, d’un comportement étrange, d’un trouble de la parole, de la marche, de la vision, de la force ou de la sensibilité.
Tu peux dormir si ton état est rassurant. Tu peux te reposer. Et si tu as une commotion, tu peux reprendre progressivement tes activités en fonction de tes symptômes et des recommandations reçues.
Mais si quelque chose change, ne te dis pas :
« Pourtant, tout allait bien tout à l’heure. »
C’est précisément pour ça qu’on surveille.
Après un choc à la tête, ce qui compte n’est pas seulement ce qui s’est passé au moment de l’impact.
C’est aussi ce qui se passe après.
Bobo ? ByeBobo.
Diogo Oliveira, infirmier urgentiste
Check-list ByeBobo
Les points essentiels à surveiller après un choc à la tête.
- ☐ Je ne me rassure pas uniquement parce qu’il n’y a pas de grosse bosse.
- ☐ Je ne panique pas uniquement parce que la bosse est impressionnante.
- ☐ Je surveille surtout l’état neurologique et le comportement.
- ☐ Je sais qu’une commotion peut exister sans perte de connaissance.
- ☐ Je prends au sérieux une amnésie, une confusion ou des questions répétées.
- ☐ Je connais les signes d’alarme qui nécessitent une réévaluation urgente.
- ☐ Après une évaluation permettant le retour à domicile, un adulte responsable reste avec moi pendant les premières 24 heures.
- ☐ Je peux dormir si mon état est rassurant et qu’aucune consigne médicale ne m’impose une surveillance particulière.
- ☐ Une difficulté anormale à me réveiller n’est pas « juste du sommeil ».
- ☐ J’applique du froid enveloppé dans un tissu sur une bosse douloureuse.
- ☐ Je prends uniquement les antidouleurs adaptés à ma situation.
- ☐ Je privilégie un repos relatif pendant les premières 24 à 48 heures.
- ☐ Je reprends ensuite progressivement mes activités selon ma tolérance.
- ☐ Je réduis les écrans s’ils aggravent mes symptômes.
- ☐ Je ne conduis pas le jour du traumatisme ni tant que mes symptômes rendent la conduite dangereuse.
- ☐ En cas de suspicion de commotion, je ne reprends pas le sport le jour même.
- ☐ Je respecte les consignes reçues pour reprendre le travail, les études, la conduite et le sport.
- ☐ J’évite l’alcool, les drogues et les médicaments sédatifs non prescrits pendant ma récupération.
- ☐ Si un signe d’alarme apparaît, même plusieurs heures après le choc, je reconsulte rapidement.
Sources principales
- NICE — Head injury: assessment and early management
- NICE — Suggested written discharge advice cards
- NHS — Head injury and concussion
- CDC — Symptoms of Mild TBI and Concussion
- CDC — What to Do After a Mild TBI or Concussion
- CDC — Recovering from a Mild Traumatic Brain Injury or Concussion
- CDC HEADS UP — Returning to Sports
- British Journal of Sports Medicine — Consensus statement on concussion in sport: Amsterdam 2022
- Ameli — Mal de tête après un traumatisme crânien
- Ameli — Quand consulter en cas de troubles de la mémoire ?