Qui suis-je ? Le parcours derrière ByeBobo
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À propos
Qui suis-je ? Le parcours derrière ByeBobo
Je m’appelle Diogo, je suis portugais et j’habite en Belgique depuis 2013.
Je suis infirmier urgentiste.
Mais avant ça, j’ai été étudiant, migrant, débutant maladroit, et soignant qui apprend encore tous les jours.
J’ai étudié les soins infirmiers au Portugal entre 2008 et 2012.
À peine diplômé — deux semaines, pas plus — je suis parti travailler à Lisbonne, à plus de 300 km de chez moi. L’objectif était simple : gagner de l’expérience. La réalité, elle, l’était beaucoup moins.
Peu après, je postule dans un hôpital portugais qui cherche dix infirmiers.
Il reçoit près de 3 000 CV.
À ce moment-là, quelque chose devient évident : si je veux exercer, apprendre et évoluer, je vais devoir partir.
Partir, recommencer, apprendre une langue
Quitter mon pays n’avait rien d’héroïque. C’était une nécessité.
Je choisis la Belgique. Un pays que je ne connais pas. Une langue que je ne parle pas.
Oui, je parle français seulement depuis 2013.
Juste avant de venir, je fais un stage d’un mois aux urgences au Portugal. Non rémunéré. Un choix volontaire, pour récupérer de la dextérité, du rythme, et me faciliter la vie quand j’ai commencé à travailler.
Arriver en Belgique, c’est s’adapter à une nouvelle culture, une autre façon de travailler, une autre exigence. Les débuts aux urgences sont difficiles. Très difficiles. Pour n’importe qui.
Comprendre la langue, les protocoles, les non-dits, la pression — tout en restant sûr pour les patients. L’adaptation est lente. Exigeante. Fatigante. Mais très formatrice.
Les urgences comme école permanente
Je travaille à temps plein aux urgences depuis 2013. Elles m'ont enseigné une chose essentielle : l’imprévu est la norme.
Il faut savoir :
- S’adapter vite,
- Faire simple quand la situation est complexe,
- Être efficace sans être brutal.
En 2016–2017, j’ai passé ma spécialisation en Soins Infirmiers et Aide Médicale Urgente (SIAMU) tout en continuant à travailler. Depuis, je sors en SMUR et travaille hors des murs. Je développe une capacité de réponse rapide là où il n’y a pas de filet.
En 2020, le Covid-19 a frappé. La vie a changé. Pendant les confinements, les heures s’accumulaient, la fatigue aussi. Pendant que le monde s’arrêtait, les soignants se battaient contre un ennemi invisible. C’était dur. Mais il y avait cette sensation claire d’avoir un devoir envers la société : Être là. Tenir.
Bobos… et bobards de santé
Avec le temps, une chose devient évidente : ce ne sont pas toujours les blessures qui posent problème, mais les croyances qu’on a autour.
Des phrases que j’entends sans cesse :
- « Je ne peux plus bouger, c’est dangereux. »
- « Si j’ai mal, c’est que j’abîme. »
- « Il vaut mieux ne rien faire. »
Très souvent, ce sont des bobards. Des idées reçues qui déclenchent des comportements inadaptés : trop de peur, trop d’évitement, ou au contraire, trop de forçage. Résultat : des lésions qui s’installent ou des gens qui n’osent plus vivre normalement… alors qu’il n’y avait aucun danger réel.
Ma vision et la mission de ByeBobo
Je suis quelqu’un de pratique. Je cherche la façon la plus simple et la plus sûre de faire.
Je refuse l’idée d’accepter qu’un problème devienne chronique sans rien faire. Je refuse la perte d’autonomie face aux blessures.
Se blesser ne devrait jamais signifier arrêter de vivre. Mais continuer à vivre ne veut pas dire faire n'importe quoi. La prévention, pour moi, c’est expliquer. Corriger les comportements avant qu’ils ne créent des "bobos".
ByeBobo est né de tout ça.
Des années sur le terrain. Des urgences. Des bobos bien réels et des bobards bien ancrés. Son but est de faire le tri entre ce qui est dangereux et ce qui ne l'est pas, entre ce qui protège vraiment et ce qui enferme.
ByeBobo ne promet pas l’absence de douleur. Il évite celles qui n’avaient aucune raison d’exister.
Bobo ? ByeBobo.
Diogo Oliveira, infirmier urgentiste